Saint-Haon-Le Thord (43)

Sortie du 15 juin 2016 à Saint-Haon – Le Thord

Cette sortie avait pour objectif de nous faire rencontrer le rarissime Sedum amplexicaule présent seulement dans les Cévennes gardoises et lozériennes. L’un de nous avait eu la chance de l’observer mi-juillet 2015 et se faisait fort de le faire découvrir au groupe.

Malgré l’assiduité des membres du groupe : Simone Cusset, Marie-Ange et Michel Viallon, Victoria Rullière, Michèle Saumet, Catherine Abdelouadoud et Jean-Jacques Houdré, aucune trace de ce sedum. Il est vraisemblable que les mauvaises conditions météorologiques de ces derniers mois ont retardé sa sortie.* (voir en bas de page les derniers rebondissements)

Le cadre de nos recherche était particulièrement spectaculaire puisqu’il se situait sur le sommet de la coulée de basalte dominant le coude de l’Allier de près de 200m.

Falaise du Thord, Commune de Saint-Haon

Falaise du Thord, Commune de Saint-Haon

Dès le début de notre expédition, le mur du petit château du Tord livrait une belle série de Sedum (dasyphyllum, acre, album) ainsi que de belle touffes de Saxifraga fragosoi

Saxifraga fragosoi

Saxifraga fragosoi

et un peu plus loin, en abondance le trèfle strié et la petite vesce hirsute

Ervilia hirsuta précédemment dénommée Vicia hirsuta

Ervilia hirsuta précédemment dénommée Vicia hirsuta

Ervilia hirsuta

Ervilia hirsuta

En poursuivant notre chemin de nombreux trèfles furent rencontrés (pas tous figurés ici)

Trifolium aureum

Trifolium aureum reconnaissable à l’étendard de ses fleurs strié et étalé en voute

Trifolium aureum

Trifolium aureum également caractérisé par sa foliole centrale pétiolulée.

La richesse de ces formations basaltiques au sol maigre est remarquable :

Arenaria serpyllifolia

Arenaria serpyllifolia, une plante minuscule

Logfia minima, une cotonnière

Logfia minima, une cotonnière

Lycopsis arvense

Lycopsis arvense

Lycopsis arvense

Lycopsis arvense

Lycopsis arvense

Lycopsis arvense qui se distingue par un tube en S

Ornithogalum umbellatum

Ornithogalum umbellatum. Cette petite forme se dénommait angustifolium mais Flora Gallica ne reconnait plus cette forme

Ornithogalum umbellatum

Ornithogalum umbellatum

Potentilla argentea

Potentilla argentea

Potentilla argentea

Potentilla argentea

 Sempervivum arachnoideum

Une belle population de Sempervivum arachnoideum dont la floraison débutait

Teesdalia nudicaulis

Teesdalia nudicaulis

Vicia onobrychioides

Une très belle vesce pas fréquente du tout en Haute Loire : Vicia onobrychioides

Vicia onobrychioides

Vicia onobrychioides

L’heure du repas approchait à grands pas, en remontant au hameau du Tord, nous reconnaissons Vicia lutea subsp lutea qui se distingue de Vicia hybrida, morphologiquement très proche, par l’étendard non velu chez lutea.

Vicia lutea subsp lutea

Vicia lutea subsp lutea.

Vicia lutea subsp lutea

Vicia lutea subsp lutea

Le vent un peu frais nous conduisit à choisir un lieu un peu plus abrité pour la collation bienvenue, nous options pour une plage au bord de l’Allier. Celle-ci livra encore une belle série de plantes nouvelles :

Echium vulgare en très grand nombre et de forme très développée (jusqu'à 1,50 m)

Echium vulgare en très grand nombre et de forme très développée (jusqu’à 1,50 m)

Echium vulgare

avec parfois des formes plus ou moins albinos

Hesperis matronalis probablement échappé de culture

Hesperis matronalis probablement échappé de culture

Hesperis matronalis

Hesperis matronalis

Melampyrum catalaunicum, anciennement Melampyrum vaudense

Melampyrum catalaunicum, anciennement Melampyrum vaudense

Reseda luteola

Reseda luteola

Scrophularia nodosa

Scrophularia nodosa

Scrophularia nodosa

Scrophularia nodosa

Solanum dulcamara pratiquement les pieds dans l'eau

Solanum dulcamara pratiquement les pieds dans l’eau

Heracleum sibiricum

Heracleum sibiricum

Heracleum sibiricum

Heracleum sibiricum

Verbascum lychnitis

Verbascum lychnitis

que l’on reconnait notamment au fait que les 5 étamines sont pourvues de poils blancs et que les anthères sont perpendiculaires aux filets et non décurrentes sur ces filets

Verbascum lychnitis

Verbascum lychnitis

Veronica beccabunga, les pieds dans le lit de l'Allier

Veronica beccabunga, les pieds dans le lit de l’Allier

Notre attention fut attirée par la présence de deux Acer pseudoplatanus à l’allure bien différente l’un de l’autre.

Acer pseudoplatanus

Acer pseudoplatanus encore en fleur alors que son voisin présentait des disamares déjà bien constituées tandis que celui-ci avait plusieurs trisamares par grappe florale très arquées

Acer pseudoplatanus

Acer pseudoplatanus. Même les feuilles présentaient une particularité : les sinus (angle entre deux lobes) avaient un angle supérieurs à 30°

Le casse-croûte ayant été rapidement englouti, Michel proposait de descendre la vallée de l’Allier jusqu’à Sainte-Marie-des-Chazes, certains d’entre-nous ne connaissaient pas ce magnifique site.

Une petite et étroite route, en balcon sur l’Allier fut empruntée pour nous mener à notre destination finale. Bien sûr plusieurs étapes furent nécessaires pour parvenir à notre fin. Au cours de chacune d’elles, ne nouvelles découvertes furent ajoutées à notre matinée déjà bien pourvue :

Anarrhinum bellidifolium était bien représentée sur les bords rocheux de cette petite route.

Anarrhinum bellidifolium était bien représentée sur les bords rocheux de cette petite route.

Anarrhinum bellidifolium tient son nom de la forme de ses feuilles basales en forme de feuilles de pâquerette

Anarrhinum bellidifolium tient son nom de la forme de ses feuilles basales en forme de feuilles de pâquerette

Bien qu'assez courante, Andryala integrifolia présentait de belles populations

Bien qu’assez courante, Andryala integrifolia présentait de belles populations

Centaurea pectinata L.

Centaurea pectinata L. que l’on rencontre sur les rochers de l’Auvergne, du Forez, des Cévennes, depuis le Puy-de-Dôme, la Loire, le Lot jusqu’à la région méditerranéenne des Alpes-Maritimes aux Pyrénées-Orientales.

Arnoseris minima

Arnoseris minima est une plante des champs et moisson pas très fréquente

Arnoseris minima

Arnoseris minima

Arnoseris minima

Arnoseris minima dont les pédoncules sont renflés et fistuleux immédiatement sous la fleur

Geranium columbinum

Geranium columbinum que l’on distingue de Geranium dissectum par le fait que les fleurs de ce dernier ont un pédoncule très court

Doronicum pardalianches L.

Doronicum pardalianches L. habituelle des bois et rochers ombragés

Sempervivum tectorum subsp arvernense

Sempervivum tectorum subsp arvernense. Cette endémique du Massif Central se reconnait difficilement sur des sujets adultes car sa particularité réside dans la présence de poils plus ou moins glanduleux sur les faces supérieure et inférieure des jeunes feuilles

Sempervivum tectorum subsp arvernense

Sempervivum tectorum subsp arvernense

Sempervivum tectorum subsp arvernense

Sempervivum tectorum subsp arvernense

Sempervivum tectorum subsp arvernense

Sempervivum tectorum subsp arvernense

Malgré le temps un peu frais, les papillons étaient de sortie. Ici un flambé sur un Echium

Malgré le temps un peu frais, les papillons étaient de sortie. Ici un flambé

Et puis un Ascalaphe commun mais toujours beau à observer

Ascalaphe commun

Ascalaphe commun

En poursuivant notre route, deux autres étapes nous permirent de rencontrer de nouvelles et belles plantes :

Atocion armeria que l'on nommait, jusque là Silene armeria...

Atocion armeria que l’on nommait, jusque là Silene armeria…

Atocion armeria que l'on nommait, jusque là Silene armeria...

Atocion armeria

Atocion armeria que l'on nommait, jusque là Silene armeria...

Atocion armeria

Digitalis purpurea

Digitalis purpurea commune mais toujours très photogénique

Leucanthemum monspeliense, la marguerite de Montpellier

Leucanthemum monspeliense, la marguerite de Montpellier

Leucanthemum monspeliense

Leucanthemum monspeliense qui se caractérise par des feuilles très découpées

Leucanthemum monspeliense

Leucanthemum monspeliense

Après avoir repris la route pour rejoindre Sainte-Marie-des-Chazes et visiter cette belle église située dans un cadre exceptionnel, il était temps de rentrer à Saint-Etienne car il était presque 19 h…

*Lundi 11 juillet Michel décidait de se rendre à nouveau sur le site du Sedum amplexicaule, accompagné de Marie-Ange et d’Anne Rouverand. Sa ténacité finissait par payer puisqu’ils purent enfin voir et photographier cette rarissime plante dont voici la description issue d’eflore :

Plante vivace de 6-20 cm, glabre, gazonnante, à souche suffruticuleuse émettant des rejets stériles en massue, nus à la base, à feuilles fortement imbriquées, linéaires en alêne, dilatées à la base en une membrane blanchâtre embrassante 
tiges florales ascendantes, à feuilles écartées, cylindriques-linéaires, aiguës, prolongées à la base 
fleurs jaunes, unilatérales, subsessiles, la terminale pédicellée, 1-7 en 1-2 épis à demi dressés en corymbe 
– 6-7 sépales lancéolésaigus 
– 6-7 pétales, linéaireslancéolés, 1 fois plus longs que le calice 
carpelles dressés, lancéolésacuminés.

Sedum amplexicaule DC.

Sedum amplexicaule DC.

Sedum amplexicaule DC.

Sedum amplexicaule DC.

Sedum amplexicaule DC.

Sedum amplexicaule DC.

Sommet de la falaise sur laquelle pousse en même temps les deux sedums

Sommet de la falaise sur laquelle pousse en même temps les deux sedums

Nous avions également vu, mais pas en fleur, Allium sphaerocephalon.

Allium sphaerocephalon

Allium sphaerocephalon