2001 Alpes italiennes 4

Lundi 9 juillet, à 9 heures, nous quittons le bon hôtel Pineta, et pratiquement à la sortie de Pinzolo, nous voici à l’entrée du Val di Genova permettant de pénétrer dans le massif granitique de l’Adamello. Le vallon est parcouru par la Sarca de Genova, un des affluents de la Sarca. Puis nous parvenons à la double et magnifique cascade de Nardis. Que ce soit la cascade ou la rivière, leurs eaux, d’une extrême limpidité, arborent une teinte de jade. Nous continuons notre parcours tout en admirant le bel habitat pastoral et les quelques refuges qui ne déparent point le paysage. Brusquement devant nous, un panorama grandiose s’offre à nos yeux éblouis : au premier plan, trois énormes blocs alignés, curieusement coiffés d’un conique et comique bonnet de verdure puis plus loin des montagnes rocheuses aux vertigineuses falaises ! Enfin, à l’horizon, ce ne sont qu’immenses étendues de neige et de glaciers. Hélas, il nous faut faire demi-tour car nous avions décidé que nous ne ferions dans cette vallée qu’une brève incursion nous donnant l’occasion d’en avoir un aperçu. Demi-tour donc ! Malgré tout, nous ne pourrons effectuer l’excursion prévue dans les environs de Verceia, la réalité ne correspondant pas du tout au descriptif que nous avons sous les yeux. Alors directement nous nous rendons à Gerola Alta d’où nos trois compagnons courageux vont faire un tour dans la campagne environnante.

La Sarca di Genova

Cascades de Nardis

Chalets du val di Genova

Cirque dans le massif di Lobia

Mardi 10, nous décidons de retourner à Verceia. En cours de route nous pensions pouvoir nous procurer une carte (IGM et non pas IGN) de la région, mais en vain. Après tout… notre croquis au 1/40 000 doit bien valoir une carte au 1/25000 ! Donc en voiture pour rejoindre Codera, village encore pourvu de quelques habitants permanents, d’une église et même d’un musée ethnographique aux dires de notre descriptif. De Codera, nous devions rejoindre Giorgio Cola et ses deux arbres particuliers. Or, un vieil Italien à qui nous nous adressons, nous apprend qu’on ne peut aller à Codera qu’à pied. Devant tant d’incertitude, nous décidons d’abandonner une fois de plus, la randonnée étant trop longue et difficile. Nous n’atteindrons pas San Giorgio Cola et ne verrons pas le grand bouleau poussant au sein d’un tronc en grande partie évidé d’un châtaignier centenaire, dommage !

Indications du sentier de Cola

Qu’allons-nous faire pour remplacer cette excursion ? Revenir sur Morbegno et de là, atteindre le Passo San Marco à 1985 mètres d’altitude ? Nous y sommes ! Voici de belles plaques de Saxifraga stellaris et de nombreuses touffes de Molopospermum peloponesiacum bien fleuries. Au retour du col, arrêt à la sortie d’Albaredo afin de nous sustenter. Après quoi nous décidons de rejoindre l’Alpe Cainallo en remontant le Valsassina. Entre cette vallée et le lac de Côme, s’élève un massif montagneux dont les deux points culminants sont Grigna septentrional et Grigna méridional. Pendant quelques kilomètres, la route serpente sous un couvert de charmes-houblons. Arrêt pour que Michèle puisse les observer de près. De l’autre côté de la chaussée, des centaines de rosettes de saxifrages dont une bonne quinzaine porte de belles hampes de fleurs dorées : Saxifraga mutata. Près d’elles, quelques pieds d’une apiacée qui nous est inconnue : Laserpitium kraftii subsp gaudinii. Un peu plus loin nouveaux arrêts au cours desquels nous notons : Achnatherum calamagrostis, Campanula rapunculoides, Chaenorrhinum minus, Buphtalmum salicifolium, Laserpitium latifolium, Tanacetum corymbosum, Aruncus dioicus, Laserpitium siler, Anthericum ramosum, Clematis recta en abondance, Pleurospermum austriacum, Thesium linophyllon, Stachys alopecuros, Thalictrum minus, Centaurea jacea, Vincetoxicum hirundinaria, Teucrium chamaedrys, Knautia drymeia, Telekia spinosissima. Nous passons maintenant devant une chapelle récente près de laquelle s’ébattent des enfants. Un peu plus loin à gauche nous prenons une route qui presque aussitôt, nous conduit au refuge-hôtel de Cainallo dans un site enchanteur, où nous nous désaltérons et retenons des chambres pour le lendemain. Départ et retour à Gerola Alta où nous sommes heureux d’arriver après une journée éprouvante.

Passo San Marco – Névé recouvert de terre

Saxifraga stellaris

Molospermum peloponesiacum

Ostrya carpinifolia

Saxifraga mutata

Laserpitium krapfii ssp gaudini

Buphtalmum salicifolium

Laserpitium latifolium

Aruncus dioicus

Laserpitium siler

Clematis recta

Pleurospermum austriacum

Vincetoxicum hirundinaria

Chapelle du Valsassina

Cainallo Terrasse de l’hôtel

(suite)