2000 Provence : jardin des Cèdres

Ce lundi 22 mai, nous quittons de bonne heure « le Campanile » afin d’arriver tôt au jardin botanique des Cèdres de Saint-Jean Cap Ferrat. Nous y voici. Quelques instants plus tard, un groupe se joint au nôtre. Tous rassemblés autour de Marc Teissier, fils d’adhérents de notre association, nous écoutons l’historique du jardin. Je ne vais pas le transcrire mais je dis toutefois que cette propriété de 17 ha appartient aux Marnier Lapostole depuis 1924. Sur ces 17 ha, 14 sont consacrés au jardin botanique comportant environ 14000 espèces dont certaines parmi les plus rares du monde et de ce fait d’une valeur inestimable. Ce jardin peut donc être alors considéré comme le plus beau de France et même… du monde, comme l’affirmait Monsieur de Pulligny alors président de la Saja. L’historique terminé, nous suivons le guide, pour la visite. Dès le départ, bien des végétaux, bien des fleurs sont à voir, à admirer. Or, comme notre groupe s’intéresse essentiellement à la flore sauvage de notre pays, voire de quelques autres rares pays étrangers, mais toujours à la flore spontanée, je pense qu’il est inutile de décrire quelques-unes des espèces qui parmi des milliers, ont attiré plus spécialement notre attention. Cependant quelques vues seront présentées afin de se faire une petite idée. Donc de la cour d’honneur où nous nous trouvons actuellement, s’embranche un charmant chemin longeant l’admirable jardin tropical où se mêlent en un heureux ensemble, arbres et arbustes de toutes sortes, fougères arborescentes de tous pays tropicaux ou subtropicaux. Sur notre gauche, un peu plus loin, de larges et basses marches, bordées de chaque côté de cascatelles aménagées peuvent conduire aux terrasses italiennes qu’on atteint plus aisément de la villa. Et bien vite nous voici au bord de la vaste pièce d’eau dénommée « le lac », nous rappelant en plus grand, celle du jardin botanique de Palerme ou celle de celui de Cluj-Napoca en Roumanie. Quittant le lac, et remontant par la grande allée, nous parvenons bientôt près de quelques vieux oliviers tout recouverts de plantes épiphytes parmi lesquelles des tillandsias. Puis contournant le jardin tropical nous voici à la Pergola. Des lianes de toutes sortes la prennent d’assaut. De là, retour par la grande allée. Après être passés devant la façade sud de la grande villa, après avoir jeté un coup d’œil admiratif aux cascatelles, ici bordées de sombres cyprès élancés, c’est le choc… car à la luxuriance, à l’ombre bienfaisante des grands arbres, succède un désert de pierrailles colonisées par des succulentes : c’est le «  jardin mexicain ». En cet endroit, Marc Teissier attire notre attention sur des Myrtillocactus ayant subi un phénomène de cristation, ce qui fait que tous les articles de la plante sont crêtés. Ensuite, la serre aux succulentes visitée, nous nous rendons au carré des agrumes. Peu de variétés mais de beaux cédratiers dont la culture remonte en Médie au 7e siècle avant Jésus-Christ. Puis toujours guidés vers des sites admirables, nous nous retrouvons à l’entrée de la bambouseraie où croissent maintes espèces, les unes ligneuses, les autres herbacées et n’appartenant pas toutes au genre Bambousa. Le groupe après avoir traversé une station de Phyllostachys viridis parvient alors à des serres dont nous visitons quelques-unes d’entre elles. Dans l’une de ces serres nous pouvons observer des lithops, curieuses plantes qui par temps sec, simulent des cailloux. Dans une autre serre consacrée aux plantes carnivores, nos regards sont immédiatement attirés par la belle Sarracenia purpurea que nous avions vue à l’étang du Grand Lemps où, introduite, elle se reproduisait abondamment. Au retour sur une des façades des communs, grimpe un envahissant « geranium », rose, originaire, comme il se doit, d’Afrique du Sud, et nommé Pelargonium pectatum. Et soudain nous revoici devant le lac joliment éclairé par un beau soleil. La visite est terminée car nous revoici devant le grand portail d’entrée… Il ne nous reste plus qu’à remercier M. Teissier, guide idéal, patient, complaisant et compétant ainsi que Madame Marnier Lapostole et ses si nombreux jardiniers.

N.B. : depuis 2016, parait-il, le domaine était en vente. Il aurait été vendu à Campari, mais ce dernier, dit-on, ne continuerait pas l’œuvre admirable de ses prédécesseurs.

Les Cèdres : Araucaria bedwellii

Jubea spectabilis à fruits comestibles

Pièce d’eau dénommée le lac

Nympheas du lac du Parc des Cèdres

Arbre avec Tillandsia usnoides

Tillandsia usnoides

Cyathea cooperi

Jardin de la pergola des Cèdres à St-Jean-Cap-Ferrat

Kalanchoe beharensis “pampers malgaches”

Cleistocactus strausii

Cordyline australis

Bignonia entouré de Clematis armandi

Strelitzia angusta ex alba

Cycas revoluta à fleurs femelles

Cycacée à fleurs mâles

Acacia spadicigera

Myrtillocactus, à gauche normal, à droite à cristation à mycoplasme

Cédratier

Aristolochia triloba

Phyllostachys viridis

Phyllostachys edulis et viridis et le groupe du CLV

(suite)